Lopi og band

Margrét Linda Gunnlaugsdóttir et Ásdís Birgisdóttir font revivre le magazine de tricot islandais “Lopi og band” avec des modèles contemporains créés par elles deux. Le premier numéro est sorti cet été au mois d’août après une année de préparation.

Retour Magazine 04, Automne/Hiver 2011

 

 

 

 

Vous connaissez-vous depuis longtemps ? Comment travaillez-vous ensemble?

Nous sommes toutes les deux des créatrices textile et tricot et nous nous sommes connues lorsque Linda était éditrice de la version ancienne de Lopi og band, il y a 15 ans. Lopi og band a vu le jour en 1981 et connu beaucoup de changements jusqu’en 1997, date à laquelle la publication s’est arrêtée Les dernières années, Linda était l’éditrice en chef et Ásdís créait des modèles. Notre amitié s’est développée à ce moment-là.

Nous avons tellement de choses en commun

Nous avons tellement de choses en commun: le tricot mais aussi les chevaux et la nature. Notre amitié et notre expérience passée de travailler ensemble ont fait que c’était un jeu d’enfants de faire revivre Lopi og band. Nous avons toutes les deux apporté des choses nécessaires à la publication d’un magazine. Linda est ethnologue et créatrice textile et puis bien sûr comme il a déjà été dit, éditrice de l’ancien magazine. Ásdís a dirigé pendant un temps l’Association pour l’Artisanat d’Islande et le Fonds textile et aussi créé beaucoup de modèles de tricot. Toutes les deux nous avons des connaissances dans le domaine de l’édition, de la création, de la gérance et de la communication, et nous nous complétons l’une l’autre dans ce projet.

Comment et pourquoi l’idée vous est-elle venue de faire revivre le magazine?

L’intérêt pour le tricot a énormément grandi en Islande, pour notre plus grande joie. Les pulls faits main sont portés dans bien des occasions. Mais toutes les deux, nous nous sommes longtemps demandé si les pulls tricotés en laine islandaise n’étaient pas un peu tous pareils.

L’intérêt pour le tricot a énormément grandi en Islande

Il n’y a pas beaucoup de variété dans le tricot en Islande et nous trouvions qu’il y avait besoin de regarder dans d’autres directions et élargir le marché local.

A quoi ressemble-t-il ce nouveau magazine?

Notre but est de publier un magazine avec nos propres créations et nos idées pour donner plus de variété au tricot main. Nous projetons d’avoir la moitié des modèles avec de la laine islandaise et l’autre de la laine importée. Nous espérons toucher un groupe de tricoteurs plus important.

En quoi diffère-t-il de l’ancienne édition de Lopi og band ?

Le nouveau magazine n’est en fait pas tellement différent de l’ancien puisque Linda en était déjà l’éditrice, et il était déjà connu à l’époque pour ses créations soignées, variées et originales. Le nouveau magazine sera publié trois fois par an avec environ 30-40 modèles dans dans chacun d’eux. Nous travaillons avec des jeunes designers graphiques et la couverture du magazine est assez différente de ce qu’on voit d’habitude. On dirait qu’elle est tricotée et a attiré l’attention. Nous avons aussi décidé que chaque modèle aurait une double page de sorte que la mise en page soit plus claire et lisible.

En quoi diffère-t-il de l’ancienne édition de Lopi og band ?

Le nouveau magazine n’est en fait pas tellement différent de l’ancien puisque Linda en était déjà l’éditrice, et il était déjà connu à l’époque pour ses créations soignées, variées et originales.

On dirait qu’elle est tricotée et a attiré l’attention

Le nouveau magazine sera publié trois fois par an avec environ 30-40 modèles dans dans chacun d’eux. Nous travaillons avec des jeunes designers graphiques et la couverture du magazine est assez différente de ce qu’on voit d’habitude. On dirait qu’elle est tricotée et a attiré l’attention. Nous avons aussi décidé que chaque modèle aurait une double page de sorte que la mise en page soit plus claire et lisible.

N’est-ce pas un peu risqué de publier un nouveau magazine en ces temps de crise ?  Quelles ont été les réactions ?

Le magazine a été bien reçu et l’intérêt pour le tricot est tellement grand et répandu que le risque semble moindre. Nos créations  paraissent intéressantes et originales. Dans ce premier numéro, nous avons tâché de travailler particulièrement avec la laine lopi et de montrer comment on peut mélanger ensemble les couleurs et les textures. Nous n’avons par exemple pas beaucoup de motifs jacquard. Les coupes des pulls sont variées, certaines simples d’autres plus compliquées. Nous essayons de suivre la mode et cela a l’air d’attirer les gens. Il y a des modèles pour les débutants et les plus avancés.

Où peut-on trouver ce magazine ?

Le magazine est publié trois fois par an mais il est seulement en islandais. Sauf pour le modèle Flétta bien sûr, que nous avons la chance de voir publier chez Tricoteuse d’Islande. On le trouve un peu partout en Islande, dans les kiosques à journaux et les boutiques de laine. Nous avons des abonnements à l’année avec lequel chaque magazine coûte cette année 1600 ISK mais le prix normal en boutique est de 1.800-2.000 ISK. Pour s’abonner, il faut téléphoner 895-2745 ou envoyer un mail: lopiogband@simnet.is.

 

Crédit photo: Lopi og band

Propos recueillis par Hélène Magnússon